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  • : Blog de Nirgal, un apprenti écrivain qui se cherche. Je vais essayer de vous faire partager un peu de mon univers par des textes, des réflexions, des vidéos, des illustrations...
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Lundi 12 mai 2008
Encore un petit montage fait à partir de photos prises par mes soins à la cuvette. C'est un petit coin dans les bois pas loin  de chez mes parents. On a passé un nombre incalculable de soirées à cet endroit. Et tant de bons moments...
Ca nous a fait tout drôle de retourner là-bas après tant d'années. Seule la végétation avait légérement grimpé vers le ciel. Le reste n'avait pas changé. Les bancs de fortune, les sièges-souches, tout était encore là.



On a passé la soirée à cet endroit. Comme tant de fois, et pourtant c'était différent. Nous avions changé. Nous avions grandi. Mais le feu n'avait pas changé. Lumière vorace, chaleur gloutonne, le feu rythme toujours la soirée, l'enflamme ou l'apaise...


 
 

par Nirgal publié dans : Expériences
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Lundi 12 mai 2008
J'ai écrit ce texte il y a quelques mois. L'idée est partie de la lecture d'un livre proposant des exercices d'écriture. L'un d'eux suggérait de regarder par une fenêtre, de décrire ce qu'on voit, puis de renverser le point de vue sur une personne qui nous observe. J'ai trouvé l'idée marrante, j'ai donc regardé par ma fenêtre...

par Nirgal publié dans : Textes
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Dimanche 4 mai 2008
J'ai un attrait certain pour les films d'horreur, et ce depuis un moment déjà. Pas le genre de film où la violence est gratuite et a juste pour objectif de choquer ou de surprendre. Non. Je suis fasciné par les films intelligents, qui jouent plus sur la psychologie, où l'horreur nait tant à l'écran que dans nos têtes.
Je vais essayer de retrouver les films qui m'ont le plus marqué ces dernières années.

  • Je commencerais par Body Snatchers d'Abel Ferrara vu que je l'ai regardé il y a moins de douze heures. C'est un remake datant de 1993, mais qui apparement surpasse l'original. Ce film est particulièrement marquant avec ses They catch you when you sleep... et autres phrases assez géniales. J'ai été littéralement aspiré par ce film et l'ai regardé tout le long avec un grand sourire béat sur les lèvres. "Where you gonna go ? Where you gonna run ? Where you gonna hide ? Nowhere... Cause there's no one... like you... left..."





  • The Texas Chainsaw Massacre de 1974. J'avais d'abord maté un remake récent. Un film crade et sans cervelle, enfin si, mais sur les murs, pas derrière la caméra. En revanche, l'original, LE massacre à la tronçonneuse est une perle ! Très peu de sang, pas de scènes de torture (scènes à la mode en ce moment avec les bouses à la Hostel et surtout Saw), pas de superflu. Mais dès les premières scènes, on est plongés dans une ambiance malsaine. On plonge progressivement dans la folie. Si on sait qu'on verra une boucherie, on se rend compte que c'est bien pire que ça. Bien plus marquant que ça. Bref, ils auront beau faire tous les remakes qu'ils veulent, ils ne pourront faire que de la merde en boite en s'attaquant à un chef-d'oeuvre pareil ! Une scène surtout où la dernière survivante se retrouve à table avec les trois malades, attachée sur une chaise. Cette scène est complétement démente ! (Le truc marrant c'est que dans ma première nouvelle, j'ai un passage très ressemblant, alors que je n'avais pas encore vu ce film.)



  • Baise-moi : un film francais vraiment sympa. C'est l'histoire de deux femmes aux moeurs libérées (c'est le moins que l'on puisse dire), qui perdent pied et sombrent dans le sexe et la violence. Pour une fois qu'un film francais est bon... autant en profiter. Attention quand même, c'est cru, ça frise le porno parfois, mais c'est réellement un bon film. Le duo d'actrices fonctionne à merveille et certaines scènes sont délicieusement immorales.




On va s'arrêter là. Disons que c'est les trois derniers films que j'ai maté et bien aimé. Il y en a encore pas mal qui auraient leur place ici, mais ce sera pour une autre fois.

par Nirgal publié dans : Découvertes
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Jeudi 1 mai 2008
Telle est la question.

La première nouvelle que j'ai écrite, la première histoire que je suis parvenu à finir était plutôt violente. Une sorte de nouvelle d'horreur très légèrement teintée de fantastique. Tous les personnages (ou presque) sombraient dans la folie. Et j'ai pris un malin, un vicieux plaisir à les mettre dans cette situation. Après cette nouvelle, je me suis penché vers la SF, mais je me suis rapidement rendu compte que les idées étaient là, mais que, rien à faire, je n'y arrivais pas. Je n'arrivais pas à décrire ce que j'imaginais comme je l'aurais voulu, les situations étaient confuses, les personnages inconsistants... Bref, l'ensemble laissait un goût d'inachevé.

J'ai commencé récemment une nouvelle résolument fantastique et gore. Et je dois avouer que ça coule bien plus facilement que de la sf ou autre chose. Peut-être parce que j'ai beaucoup lu de Stephen King durant mon adolescence pour seulement me tourner vers la sf ? Peut-être l'horreur et le fantastique sont plus profondément ancrés en moi ?

Toujours est-il que je m'amuse beaucoup dans le sang et les trucs étranges.

Je ne résiste pas à mettre ici le début de cette nouvelle encore sans titre et en cours d'écriture :



Sens un appel, un drame terrible….
Mmmmhhhhh !! Le sens, bon, bon, bon. Triste et sourd à la vie…
Ô, mal-être, te sens, creuse la piste, l’est proche et l’attend. Hihihihi.
Sors de la fange, terre dans les yeux, le voit… Ho, oui le voit…
Souillé de sang, les yeux vides, il est prêt.
Un geste et sombre dans la tourmente.
Mmmhhh. Me délecte, frissonne en cet instant.
Un monde bascule. Sens le fil, le tire doucement.
Haaaaaaa ! Orgasme.
Naissance de la démence.
Le voit se recroqueviller, tiraillé.
Pense qu’il est à point. Mûr à souhait.
Me lèche les babines, grosse langue baveuse.
M’asseoit derrière lui, en silence, abandonnant mon fiel sur le sol.
Ô petite tête, dévoile tes secrets, montre-moi ta folie ! 

 

     Louis était couvert de sang. Et il pleurait, la tête à moitié arrachée de Clarisse reposant sur son genou, accroupi dans une mare de sang.
Pourquoi ? Mais pourquoi ?

 

      Ils vivaient dans une maison, perdue dans la campagne, une vie de reclus depuis la mort de leurs parents. Ils étaient presque heureux. Ou plutôt n’avaient pas le temps d’être malheureux, abrutis par le travail de la terre si avare.
     Un jour, sa sœur était rentrée du village, le regard vide, comme après une journée très fatigante. Elle ne parla plus. Jamais il ne sut pourquoi. Des semaines entières, il l’interrogea, mena l’enquête dans le village, mais n’apprit rien. Il imagina toutes sortes de choses. Vol, viol, menaces…
Mais jamais ne sût la vérité.

 

     Jour après jour, sa sœur se transformait. Elle maigrissait, semblait même rétrécir. Ses cheveux pâlirent, tout comme sa peau. Ses yeux étaient à chaque instant un peu plus vides. Elle remplissait toujours ses tâches quotidiennes, mais lentement. Tristement.
     Et un jour tout bascula. Il rentrait d’une journée de chasse. Le soleil couchant dardait les champs de ses feux mourants. Il ouvrit la porte et la vit.
     Du sang coulait abondamment de son cou. Elle était nue, étendue sur le sol, et se coupait lentement la gorge avec un long couteau de cuisine. Son sang s’épanouissait autour d’elle sur le plancher. Son regard était brouillé de larmes, elle esquissa un pâle sourire tout en continuant à scier sa gorge.
     Il se précipita vers elle, lui arracha le couteau et appliqua ses mains calleuses sur la plaie béante d’où s’écoulait la vie de sa sœur tant aimée. Pourquoi ? Elle émit un gargouillis mêlé de hoquets, crachant involontairement du sang au visage de son frère. Mais il ne comprit pas ce qu’elle disait. Ses larmes coulèrent, traçant des sillons sur ses joues comme les yeux de sa sœur se vidaient peu à peu.

 

Mmmmmhhhhh !! Coincidence exquise ! Délice du destin !

Me délecte, jouit, ô combien jouiiiiit…

Sera grand, petit homme. Ho oui ! très grand….

Sœur morte, cœur plein de haine…

Vais te guider dans la folie petit homme.

Veux savoir, veux connaître vérité…

Bien ! Vais te donner mienne !


    Le silence bourdonnait à ses oreilles. Ses yeux hagards posés sur le visage de sa sœur. Une odeur nauséabonde emplit l’air, une odeur de marécage, de chairs en putréfaction. Louis n’y prêta pas attention. Un seul mot résonnait en lui, battait au rythme affolé de son cœur : pourquoi ?
     Il se leva soudain en repoussant la tête sanglante de sa soeur, comme dans un rêve. Sa vue se brouillait, un voile rouge tombait. Trou noir.


par Nirgal publié dans : Et moi alors?
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Dimanche 27 avril 2008
J'ai réveillé un démon que je pensais avoir terrassé des années plus tôt. Un serpent rampant dans ma tête. Je l'entends qui me susurre à l'oreille : "Je te boufferais bien la gueule tu sais ?!". L'enculé. Il veut quoi, me rendre fou ? Me torturer ? Me faire lâcher prise ?

Mais je commence à comprendre. Le démon était tapi quelque part durant toutes ces années. Il attendait patiemment son heure. Pendant tout ce temps, il était là. Comme un putain de parasite, il suçait un peu plus de mon cerveau tous les jours. Reprenant des forces, revenant à la vie. Patiemment. Saloperie. Si je pouvais voir ta gueule, je l'aurais bouffée depuis longtemps.

Maintenant connard, va falloir trouver une solution. Tu veux quoi au juste ? Que je t'apprivoise ? Que je t'aime ?

Mais ouvre les yeux, merde !

Je t'ai toujours aimé. Sans toi ma vie n'a pas de goût. Sans toi la vie n'a pas de sens.

Tu le sais très bien tout ça, ne le nie pas.

Tu sais aussi que je peux te terrasser à nouveau. Je suis l'hôte, tu n'est que le parasite. Je suis l'hôte et peux t'étouffer à volonté. Tu sais aussi que je ne le souhaite pas.

A présent je me demande si tu n'es autre que ma vie. Je l'ai savament étouffée pendant des années. Je l'ai étranglée jusqu'à ne plus sentir qu'un souffle ténu. Un souffle apaisant, contrôlé.

Mais maintenant que je veux à nouveau vivre, découvrir, créer... Maintenant que j'aime à nouveau respirer à pleins poumons... Tu me perces le coeur, le déchire et le broie.

Et si tu étais ma muse, salope ?
Tu pourrais pas un peu m'aider ?

Ou peut-être me craches-tu toute ta haine ?

C'est donc ça ?
Juste ça ?
Tu m'en veux de t'avoir enfermé ?
Tu m'en veux de t'avoir oublié ?

Faisons la paix s'il te plaît.
Je regrette et tu me détruis.
J'ai arrêté de fuir,
Arrêté de courir.

Maintenant je suis à toi.
Aime-moi comme je t'aime.
Montre-moi le chemin.
Je suis prêt.
par Nirgal publié dans : Textes
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