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Favourite places : Inside the Mind and Outer Space.
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 00:29

 

Mots me manquent et s’absentent.

Mots me pèsent et me hantent.

Mots crèvent.

Mots rêvent.

Maux sans…

Mourants…

Maux rongent,

Maux songes…

Mal aimé,

Mal rêvé,

Mal hanté…

Mal.

Mal.

Mal…

Mauvaise est la lutte,

Mauvaise est la fuite.

Dure sera la chute,

Dure sera la cuite.

Mais je m’en fous !

De la vie,

De la mort,

De mes soucis,

De mes pleurs.

Mais je m’en fous !

De ton odeur,

De tes malheurs,

De tes pleurs,

De ta chaleur.

Souffle, souffle…

Sur la flamme,

L’étincelle…

Ravive-la.

Suis-la.

Aime-la.

Jusqu’à moi.

Jusqu’à toi.

 

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 09:50

Depuis toujours un mystère me hante. D'aussi loin que mes souvenirs remontent, j'ai souffert de ce monde de secrets emmêlés, liés et inavoués. Je me souviens de mes premières confrontations avec l'autre...

C'était en maternelle, je devais avoir quatre ou cinq ans. Il y avait une bande de garçons et filles qui jouait à l'écart des autres. Ils avaient le teint de peau légèrement plus sombre que les autres enfants. Leur odeur était différente, intrigante.

Ces enfants m'attiraient, me fascinaient. Ils avaient quelque chose de si différent... Et pourtant si semblable. J'avais le sentiment qu'ils portaient un secret, un secret magnifique et terrifiant. Car les autres enfants leur jetaient de temps en temps des cailloux, les insultaient, les battaient. Je ne comprenais pas pourquoi. Cela me dépassait. Pourquoi les autres enfants ne jouaient pas avec eux ? Pourquoi les détestaient-ils ? Pourquoi ?

Un jour, j'ai pris mon courage à deux mains, et j'ai demandé à un grand pourquoi ils embêtaient ce petit groupe. Sa réponse était vibrante de haine et de méchanceté :
"C'est des pouilleux. Y puent et z'ont la maladie. Et plein de poux. Plein, plein, plein de poux. T'veux pas avoir de poux, hein dis ? Parce que s'tu les approches, t'vas en choper plein, j'te jure !"

Des poux ? C'était donc ça ? Juste des poux ? j'en avais déjà eu. C'était désagréable, et je ne comprenais pas pourquoi ils ne les faisaient pas enlever par leur maman avec des shampoings, une serviette sur la tête et un peigne.

J'ai fait part de mon interrogation au grand. Sa réponse a été claire : "Sont pas comme nous, les pouilleux. Y connaissent pas le savon, y se lavent avec leur pipi."

Sur ce, il s'éloigna et rejoignit la bande qui harcelait les pouilleux, réunis dans un coin, serrés les uns contre les autres, leurs regards soumis ou défiants, tous liés. Il m'a laissé seul avec mes interrogations. Pas comme nous qu'il disait ?! Mais si, ils sont juste un peu différents, mais c'est des enfants. Et à les observer rassemblés comme des bêtes, sous les coups et les jurons, j'ai vu l'amour qui les unissait. Un amour né de leur différence partagée, de leur complicité dans l'isolation et la douleur. Et j'étais là, à regarder les "normaux" et les "pouilleux" s'affronter. J'ai ressenti une solitude douloureuse, poignante. Je n'étais ni normal ni pouilleux. J'étais quoi alors ?

Le lendemain, j'ai pris mon courage à deux mains. Et je suis allé voir les pouilleux. Ils m'ont regardé bizarre. Je leur ai juste demandé si je pouvais jouer avec eux. Rapidement, leurs regards suspicieux et méfiants ont cédé la place à des sourires timides, des mercis silencieux. Mais à la récré d'après, le grand à qui j'avais parlé m'a pris à part :
"S'tu joues avec les pouilleux, c'est qu't'es un pouilleux."

La menace, masquée sous les mots mais brûlante dans son regard m'a glacé. Ainsi, il faut choisir son camp ?! On ne peut pas s'amuser avec tous les enfants du monde ? Pourquoi ? Pourquoi tous ces mensonges ? Ils sont pas pouilleux d'abord, et si ils le sont, tant pis ! C'est quoi alors, c'est leur peau, leur odeur ? Mais pourquoi les frapper, les isoler ? Pourquoi ? Je commençais seulement à aimer les pouilleux qu'on m'interdisait de les approcher, qu'on me menaçait !

Je compris alors que le monde était méchant. Que les gens étaient méchants. Et que chaque méchanceté cachait  un secret inavoué, éhonté.

L'autre c'est moi. Le frapper, le blesser, c'est assaillir le feu, la honte qui brûle en moi.
L'autre c'est moi. Quand je le hais, c'est que je me reconnais en lui et que j'ai peur de moi.

J'ai fini par me lier d'amitié avec la seule personne qui n'avait pas peur, pas honte d'elle. Une petite bande de pouilleux à elle seule, mais tout le monde lui fichait la paix, l'ignorait. Une princesse d'ébène que j'ai aimé comme une soeur. Une autre que je comprenais. Enfin !

Je me souviens aussi d'un enfant avec un handicap léger, ses bras maigres semblaient animés par leur volonté propre et s'agitaient en tous sens sans crier gare. Il parlait difficilement et était plus âgé que les autres enfants. Il n'avait pas d'amis. Aucun. Il nous dépassait tous d'une bonne tête et nous dominait de ses longs et fins membres arachnéens. Certains grands l'embêtaient un peu de temps en temps, mais pas méchamment. Non. Ils réservaient leur fiel pour les pouilleux...

Jacques nous faisait un peu peur, nous ne parlions presque jamais avec lui. En revanche, il y avait un jeu où il était le roi. Un roi incontesté et indétronable. Nous ne pouvions y jouer sans lui, ce qui aurait été comme un sacrilège, comme de bafouer une tradition ancrée dans nos coeurs. Nous nous mettions en rang devant un mur, il se mettait face à nous, les bras agités de soubresauts. Parfois il se lançait dans une danse démembrée, hypnotique, étirant ses longues tentacules vers le ciel, nous fixant avec un regard enfiévré, fou. Il nous regardait et crachait dans un souffle : "Jacques-a-dit-lève-les-bras !".

Alors il savourait ce moment de victoire. Pour le temps d'un jeu il était le roi. Il nous commandait tous. Nous étions ses esclaves inconditionnels, prêts à faire tout ce que Jacques-a-dit. Après avoir laissé planer un silence seulement troublé par son souffle aussi fuyant que sa poitrine était maigre, surgissait, comme une rafale tranchante : "Jacques-a-dit-saute-Jacques-a-dit-tourne-sur-toi-Jacques-a-dit-main-gauche...". Et tous nous réagissions au doigt et à l'oeil... Nous l'aimions. Tous nous l'aimions malgré la peur qu'il nous inspirait, malgré ses bras tentaculaires, malgré sa voix pâteuse et abyssale, malgré ses accès de colère inexpliqués, ses crises de larmes et de cris. Oui, nous l'aimions. Jacques était comme le roi et le fou du roi en une seule et même personne.

Et toujours, toujours, ce mystère me poursuivait. Qu'est-ce qui se cache, se tapis derrière ces regards, ces gestes, ces mots ? Quels sont leurs secrets inavoués ?

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 09:17
J'ai commencé à regarder les différents appels à texte circulant sur le net il y a peu. Je suis tombé sur un thème proposé par un webzine (trois petits points) : les onomatopées. Ni une ni deux, je me lance, et ça a donné cela, une petite page sans prétention, mais que je me suis bien amusé à écrire.
Par contre, au moment d'envoyer le texte, je me rends compte que non seulement l'AT était clos, mais que ça faisait si longtemps que le webzine était déjà paru... Comment ça je plane ?!

Bref, bonne lecture !

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 12:18
Encore un petit montage fait à partir de photos prises par mes soins à la cuvette. C'est un petit coin dans les bois pas loin  de chez mes parents. On a passé un nombre incalculable de soirées à cet endroit. Et tant de bons moments...
Ca nous a fait tout drôle de retourner là-bas après tant d'années. Seule la végétation avait légérement grimpé vers le ciel. Le reste n'avait pas changé. Les bancs de fortune, les sièges-souches, tout était encore là.



On a passé la soirée à cet endroit. Comme tant de fois, et pourtant c'était différent. Nous avions changé. Nous avions grandi. Mais le feu n'avait pas changé. Lumière vorace, chaleur gloutonne, le feu rythme toujours la soirée, l'enflamme ou l'apaise...


 
 

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 11:31
J'ai écrit ce texte il y a quelques mois. L'idée est partie de la lecture d'un livre proposant des exercices d'écriture. L'un d'eux suggérait de regarder par une fenêtre, de décrire ce qu'on voit, puis de renverser le point de vue sur une personne qui nous observe. J'ai trouvé l'idée marrante, j'ai donc regardé par ma fenêtre...

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 09:18
J'ai un attrait certain pour les films d'horreur, et ce depuis un moment déjà. Pas le genre de film où la violence est gratuite et a juste pour objectif de choquer ou de surprendre. Non. Je suis fasciné par les films intelligents, qui jouent plus sur la psychologie, où l'horreur nait tant à l'écran que dans nos têtes. Et voila les derniers films qui m'ont touché.

  • Je commencerais par Body Snatchers d'Abel Ferrara vu que je l'ai regardé il y a moins de douze heures. C'est un remake datant de 1993, mais qui apparement surpasse l'original. Ce film est particulièrement marquant avec ses They catch you when you sleep... et autres phrases assez géniales. J'ai été littéralement aspiré par ce film et l'ai regardé tout le long avec un grand sourire béat sur les lèvres. "Where you gonna go ? Where you gonna run ? Where you gonna hide ? Nowhere... Cause there's no one... like you... left..."





  • The Texas Chainsaw Massacre de 1974. J'avais d'abord maté un remake récent. Un film crade et sans cervelle, enfin si, mais sur les murs, pas derrière la caméra. En revanche, l'original, LE massacre à la tronçonneuse est une perle ! Très peu de sang, pas de scènes de torture (scènes à la mode en ce moment avec les bouses à la Hostel et surtout Saw), pas de superflu. Mais dès les premières scènes, on est plongés dans une ambiance malsaine. On plonge progressivement dans la folie. Si on sait qu'on assistera à une boucherie, on se rend compte que c'est bien pire que ça. Bien plus marquant que ça. Bref, ils auront beau faire tous les remakes qu'ils voudront, ils ne pourront faire que de la merde en boite en s'attaquant à un chef-d'oeuvre pareil ! Une scène surtout où la dernière survivante se retrouve à table avec les trois malades, attachée sur une chaise. Cette scène est complétement démente ! (Le truc marrant c'est que dans ma première nouvelle, j'ai un passage très ressemblant, alors que je n'avais pas encore vu ce film.)



  • Baise-moi : un film francais vraiment sympa. C'est l'histoire de deux femmes aux moeurs libérées (c'est le moins que l'on puisse dire), qui perdent pied et sombrent dans le sexe et la violence. Pour une fois qu'un film francais est bon... autant en profiter. Attention quand même, c'est cru, ça frise le porno parfois, mais c'est réellement un bon film. Le duo d'actrices fonctionne à merveille et certaines scènes sont délicieusement immorales.




On va s'arrêter là. Disons que c'est les trois derniers films que j'ai maté et bien aimé. Il y en a encore pas mal qui auraient leur place ici, mais ce sera pour une autre fois.

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 21:01
Telle est la question.

La première nouvelle que j'ai écrite, la première histoire que je suis parvenu à finir était plutôt violente. Une sorte de nouvelle d'horreur très légèrement teintée de fantastique. Tous les personnages (ou presque) sombraient dans la folie. Et j'ai pris un malin, un vicieux plaisir à les mettre dans cette situation. Après cette nouvelle, je me suis penché vers la SF, mais je me suis rapidement rendu compte que les idées étaient là, mais que, rien à faire, je n'y arrivais pas. Je n'arrivais pas à décrire ce que j'imaginais comme je l'aurais voulu, les situations étaient confuses, les personnages inconsistants... Bref, l'ensemble laissait un goût d'inachevé.

J'ai commencé récemment une nouvelle résolument fantastique et gore. Et je dois avouer que ça coule bien plus facilement que de la sf ou autre chose. Peut-être parce que j'ai beaucoup lu de Stephen King durant mon adolescence pour seulement après me tourner vers la sf ? Peut-être l'horreur et le fantastique sont plus profondément ancrés en moi ?

Toujours est-il que je m'amuse beaucoup dans le sang et les trucs étranges.

Je ne résiste pas à mettre ici le début de cette nouvelle encore sans titre et en cours d'écriture :



Sens un appel, un drame terrible….
Mmmmhhhhh !! Le sens, bon, bon, bon. Triste et sourd à la vie…
Ô, mal-être, te sens, creuse la piste, l’est proche et l’attend. Hihihihi.
Sors de la fange, terre dans les yeux, le voit… Ho, oui le voit…
Souillé de sang, les yeux vides, il est prêt.
Un geste et sombre dans la tourmente.
Mmmhhh. Me délecte, frissonne en cet instant.
Un monde bascule. Sens le fil, le tire doucement.
Haaaaaaa ! Orgasme.
Naissance de la démence.
Le voit se recroqueviller, tiraillé.
Pense qu’il est à point. Mûr à souhait.
Me lèche les babines, grosse langue baveuse.
M’asseoit derrière lui, en silence, abandonnant mon fiel sur le sol.
Ô petite tête, dévoile tes secrets, montre-moi ta folie ! 

 

     Louis était couvert de sang. Et il pleurait, la tête à moitié arrachée de Clarisse reposant sur son genou, accroupi dans une mare de sang.
Pourquoi ? Mais pourquoi ?

 

      Ils vivaient dans une maison, perdue dans la campagne, une vie de reclus depuis la mort de leurs parents. Ils étaient presque heureux. Ou plutôt n’avaient pas le temps d’être malheureux, abrutis par le travail de la terre si avare.
     Un jour, sa sœur était rentrée du village, le regard vide, comme après une journée très fatigante. Elle ne parla plus. Jamais il ne sut pourquoi. Des semaines entières, il l’interrogea, mena l’enquête dans le village, mais n’apprit rien. Il imagina toutes sortes de choses. Vol, viol, menaces…
Mais jamais ne sût la vérité.

 

     Jour après jour, sa sœur se transformait. Elle maigrissait, semblait même rétrécir. Ses cheveux pâlirent, tout comme sa peau. Ses yeux étaient à chaque instant un peu plus vides. Elle remplissait toujours ses tâches quotidiennes, mais lentement. Tristement.
     Et un jour tout bascula. Il rentrait d’une journée de chasse. Le soleil couchant dardait les champs de ses feux mourants. Il ouvrit la porte et la vit.
     Du sang coulait abondamment de son cou. Elle était nue, étendue sur le sol, et se coupait lentement la gorge avec un long couteau de cuisine. Son sang s’épanouissait autour d’elle sur le plancher. Son regard était brouillé de larmes, elle esquissa un pâle sourire tout en continuant à scier sa gorge.
     Il se précipita vers elle, lui arracha le couteau et appliqua ses mains calleuses sur la plaie béante d’où s’écoulait la vie de sa sœur tant aimée. Pourquoi ? Elle émit un gargouillis mêlé de hoquets, crachant involontairement du sang au visage de son frère. Mais il ne comprit pas ce qu’elle disait. Ses larmes coulèrent, traçant des sillons sur ses joues comme les yeux de sa sœur se vidaient peu à peu.

 

Mmmmmhhhhh !! Coincidence exquise ! Délice du destin !

Me délecte, jouit, ô combien jouiiiiit…

Sera grand, petit homme. Ho oui ! très grand….

Sœur morte, cœur plein de haine…

Vais te guider dans la folie petit homme.

Veux savoir, veux connaître vérité…

Bien ! Vais te donner mienne !


    Le silence bourdonnait à ses oreilles. Ses yeux hagards posés sur le visage de sa sœur. Une odeur nauséabonde emplit l’air, une odeur de marécage, de chairs en putréfaction. Louis n’y prêta pas attention. Un seul mot résonnait en lui, battait au rythme affolé de son cœur : pourquoi ?
     Il se leva soudain en repoussant la tête sanglante de sa soeur, comme dans un rêve. Sa vue se brouillait, un voile rouge tombait. Trou noir.


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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 20:00
J'ai réveillé un démon que je pensais avoir terrassé des années plus tôt. Un serpent rampant dans ma tête. Je l'entends qui me susurre à l'oreille : "Je te boufferais bien la gueule tu sais ?!". L'enculé. Il veut quoi, me rendre fou ? Me torturer ? Me faire lâcher prise ?

Mais je commence à comprendre. Le démon était tapi quelque part durant toutes ces années. Il attendait patiemment son heure. Pendant tout ce temps, il était là. Comme un putain de parasite, il suçait un peu plus de mon cerveau tous les jours. Reprenant des forces, revenant à la vie. Patiemment. Saloperie. Si je pouvais voir ta gueule, je l'aurais bouffée depuis longtemps.

Maintenant connard, va falloir trouver une solution. Tu veux quoi au juste ? Que je t'apprivoise ? Que je t'aime ?

Mais ouvre les yeux, merde !

Je t'ai toujours aimé. Sans toi ma vie n'a pas de goût. Sans toi la vie n'a pas de sens.

Tu le sais très bien tout ça, ne le nie pas.

Tu sais aussi que je peux te terrasser à nouveau. Je suis l'hôte, tu n'est que le parasite. Je suis l'hôte et peux t'étouffer à volonté. Tu sais aussi que je ne le souhaite pas.

A présent je me demande si tu n'es autre que ma vie. Je l'ai savament étouffée pendant des années. Je l'ai étranglée jusqu'à ne plus sentir qu'un souffle ténu. Un souffle apaisant, contrôlé.

Mais maintenant que je veux à nouveau vivre, découvrir, créer... Maintenant que j'aime à nouveau respirer à pleins poumons... Tu me perces le coeur, le déchire et le broie.

Et si tu étais ma muse, salope ?
Tu pourrais pas un peu m'aider ?

Ou peut-être me craches-tu toute ta haine ?

C'est donc ça ?
Juste ça ?
Tu m'en veux de t'avoir enfermé ?
Tu m'en veux de t'avoir oublié ?

Faisons la paix s'il te plaît.
Je regrette et tu me détruis.
J'ai arrêté de fuir,
Arrêté de courir.

Maintenant je suis à toi.
Aime-moi comme je t'aime.
Montre-moi le chemin.
Je suis prêt.
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 00:45
Voici un montage de photos prises,avec un talent qu'on ne peut dorénavant plus nier, par David à la fin d'une soirée raclette. Lorsqu'il m'a envoyé ces photos, je n'ai pu m'empêcher de tenter un truc, les coller bout à bout. Ni une ni deux, quelques manips sur toshop plus tard, voila le résultat :




C'est fait en speed avec les lacunaires connaissances dont je dispose en ce domaine, mais le résultat nous a semblé sympa, ainsi qu'à d'autres amis. On n'a rien inventé, mais quand on fait un truc comme ça en partant de rien, ça fait toujours plaisir.
Du coup, on vient de passer quelques heures cet après-midi, enfin hier, vu l'heure qu'il est, enfin bref, on a essayé de reproduire cet effet, de le provoquer.
On est donc allé place stan à nancy. Après une bonne bière pour réflechir ensemble au "concept", on a bombardé de photos la place stan puis une basilique moche mais écrasante. Cela avec nos portables (oui on est super équipés, nous, on rigole pas).
Après quoi nous sommes rentrés chez moi pour tenter de composer tout ça.
Mais je ne vous montrerais pas le résultat de ces tentatives. Seule une compo s'est avéré intéressante, encore une fois celle de David, la mienne s'est avérée incomplète. Il faut dire que je voulais jouer avec les plans et les perspectives et que du coup les trois quarts de mes photos étaient impossibles à intégrer ensemble.

Dans tous les cas, ce fut fort intéressant, on a beaucoup appris. Se pencher ainsi sur la photo sans aucune expérience, les idées nous guidant...
C'était assez excitant.

J'ai le sentiment que ce n'est que le début d'explorations en tous genres.
David vient de lancer un myspace, première pierre vers de grands projets, c'est juste par ici. Ses projets sont surtout musicaux pour commencer, mais lui aussi recherche la nouveauté.
Il ne reste plus qu'à le motiver à finir une de ses compos pour que ça parte !
Dès qu'il se lance sérieusement je vous en ferais part, parce que ce con a du talent mais il ne le sait pas encore. Chut !
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 14:15

Les CRS se mettaient en position. Engoncés dans leur armure noire, le regard mauvais, luisant derrière visières et boucliers. Ils occupaient toute la place, plantés sur le pavé, prêts à attaquer.

Une clameur enflait au loin. Colère bouillante, rugissante.

Mais les CRS n’avaient pas peur. Ils sont les prédateurs. Ils sont l’ordre. La loi.

Ils trépignent, sang dans la bouche, esquissant des sourires malsains.

Mais ces sourires s’effacèrent devant l’arrivée de leurs adversaires.

Couleurs bariolées, formes emmêlées, sortent des rues et prenant place.

Ils étaient tous là.

Expressions figées dans la haine, ils hurlaient de rage face aux CRS.

Ils brandissaient fourches, haches, casseroles, épées, rouleaux à tartes, menhir, arcs-en-ciel.

Maintenant, les CRS pissaient dans le froc. Ils ne s’attendaient pas à tant de haine. Ils n’étaient plus face à des humains. Mais des animaux, des monstres sur le point de les tailler en pièces.

Ils se mirent tout de même en formation, leur seule issue étant de gagner l’affrontement terrible qui s’annonçait. La plupart suaient à grosses gouttes, de la buée se déposait sur leurs visières.

Obélix s’avança entre les deux camps, sur le sol jonché de débris. Il tenait son menhir dans le dos. Lorsqu’il leva la main, dos aux CRS, la clameur se tut. Silence de mort.

Le gros des forces était composé de peluches de un à deux mètres de haut. Certains étaient déjà blessés, leur rembourrage coulait de plaies béantes. Et tous étaient armés jusqu’aux dents.

Les bisounours se sautaient les uns sur les autres en silence, libérant leur fiel en grimaces et gestes obscènes.

Winnie l’ourson avait troqué son pot de miel pour un fusil de chasse deux fois plus grand que lui.

Kermitt la grenouille portait un casque garni de piques acérés, ses mains palmées tenaient chacune un gros couteau de boucher.

Mamie Nova était à l’arrière et contrôlait la progression d’une catapulte à yaourt acide, tirée par des petits chiots en peluche qui claquaient leurs mâchoires sous l’effort.

Les chevaliers du zodiaque étaient en train de s’enculer dans un coin de la place. Ils avaient donné leurs armures aux schtroumpfs blindés d’anabolisant, les muscles saillants sous les pièces de métal.

Denver était en train de mâchouiller une jambe humaine encore agitée de spasmes qui pendouillait de sa bouche.

Bibi Phoque était tout en haut d’un toboggan tiré par des dizaines de petits phoques en peluche. Bibi était recouvert d’une armure tranchante, des lames prolongeaient chacune de ses nageoires. Il était prêt à dévaler le toboggan pour ensuite glisser jusqu’aux CRS.

L’armée de peluches attendait maintenant le signal d’Obélix. Ce dernier brandit d’une seule main son menhir, se tourna lentement pour observer son armée, puis celle des CRS. Il lança dans un cri son menhir sur ces derniers, en écrasa deux. Ce fut le signal de la charge.

Mamie Nova actionna la catapulte, projetant des kilos de yaourt acide. Les CRS touchés hurlaient de douleur, le yaourt les brûlant avidement.

Winnie l’ourson se jucha sur les épaules de Denver qui courut rapidement jusqu’à la ligne de CRS et commença à en dévorer pendant que Winnie tirait partout en hurlant de rage.

Les schtroumpfs firent des ravages parmi les rangs adverses, accompagnés des bisounours. Ces derniers arrachaient des testicules pour en faire des boucles d’oreille et commençaient déjà à bricoler des colliers avec les intestins traînant par-ci par-là.

La bataille fut très courte en vérité. Les CRS n’étaient pas de taille à affronter une telle sauvagerie.

Mais ce n’était que le début de la révolte des peluches…

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